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J’ai 30 ans, j’achète ma résidence principale ou j’investis dans de l’immobilier locatif????

/🏠 J’ai 30 ans : résidence principale ou investissement locatif en premier ?

C’est une question que me posent régulièrement des jeunes de 25, 30 ou 35 ans :

« J’ai une capacité d’épargne et je peux commencer à investir. Est-ce que je dois acheter ma résidence principale ou faire d’abord un investissement locatif ? »

Et la réponse n’est pas forcément :

🏡 l’un

OU

🏢 l’autre.

Parfois, une troisième stratégie est possible :

👉 préparer les deux en même temps.

Mais pour cela, il faut anticiper.


🏡 CHOIX N°1 : ACHETER SA RÉSIDENCE PRINCIPALE

Acheter sa résidence principale répond d’abord à un projet de vie.

On souhaite s’installer quelque part, avoir son logement, préparer sa vie familiale et progressivement devenir propriétaire d’un bien qui, idéalement, sera remboursé avant la retraite.

C’est aussi une forme de constitution de patrimoine.

Chaque mensualité rembourse progressivement une partie du capital emprunté.

Mais acheter sa résidence principale signifie également :

➡️ mobiliser un apport,

➡️ supporter des frais d’acquisition,

➡️ payer la taxe foncière,

➡️ financer l’entretien et les travaux,

➡️ et surtout utiliser une partie parfois importante de sa capacité d’emprunt.

Et si l’on achète aujourd’hui au maximum de sa capacité financière, cela peut compliquer un investissement locatif demain.


🏢 CHOIX N°2 : RESTER LOCATAIRE ET ACHETER UN BIEN LOCATIF

À première vue, cela peut sembler étrange.

« Je continue à payer un loyer mais j’achète un appartement pour quelqu’un d’autre ? »

Pourtant, dans certaines situations, cela peut avoir du sens.

Vous conservez votre mobilité.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter votre résidence principale alors que vous ne savez pas encore où vous vivrez dans 3 ou 5 ans.

Et parallèlement, vous commencez à constituer un patrimoine immobilier en utilisant le levier du crédit.

Le locataire participe au financement du bien par son loyer.

Mais attention :

UN LOYER N’EST PAS UN BÉNÉFICE.

Il faut également payer ou anticiper :

❌ la taxe foncière,

❌ les charges non récupérables,

❌ les travaux,

❌ l’entretien,

❌ les assurances,

❌ les frais de gestion éventuels,

❌ la fiscalité,

❌ les périodes de vacance,

❌ et éventuellement les impayés.

Un investissement qui paraît s’autofinancer sur une feuille de papier peut donc nécessiter chaque mois un effort d’épargne réel.


⚠️ ET SURTOUT : LE PREMIER CRÉDIT PEUT CONDITIONNER LE SECOND

C’est probablement LE point à anticiper.

Vous achetez un appartement locatif à 30 ans.

À 34 ans, votre situation a changé :

👩‍❤️‍👨 vous êtes en couple,

👶 un enfant est arrivé,

🏡 et vous souhaitez acheter votre résidence principale.

La banque va alors regarder votre situation financière à ce moment-là.

Vos revenus.

Vos charges.

Votre épargne.

Votre crédit locatif existant.

Les loyers perçus.

Et votre capacité à supporter le nouveau crédit.

Le problème n’est donc pas seulement :

« Puis-je financer mon investissement locatif aujourd’hui ? »

La vraie question est :

« EST-CE QUE CE PREMIER INVESTISSEMENT ME LAISSERA LA POSSIBILITÉ D’ACHETER MA RÉSIDENCE PRINCIPALE DEMAIN ? »


💰 ET C’EST LÀ QU’UNE AUTRE STRATÉGIE DEVIENT INTÉRESSANTE

Imaginons que vous choisissiez de réaliser le locatif en premier.

Il n’est pas forcément nécessaire d’utiliser toute votre capacité d’épargne pour cet investissement.

On peut réfléchir à une stratégie en deux jambes :

🏢 JAMBE 1

Construire progressivement un patrimoine immobilier locatif.

ET

💰 JAMBE 2

Construire parallèlement une réserve financière disponible.

Chaque mois, une partie de votre capacité d’épargne continue alors d’être placée sur des supports adaptés à l’horizon du futur projet.

Pourquoi ?

Parce que cette réserve pourra avoir plusieurs fonctions.


🛡️ FONCTION N°1 : LA SÉCURITÉ

Un locataire part.

Une chaudière tombe en panne.

La copropriété vote des travaux.

Vous devez financer plusieurs mensualités sans loyer.

👉 Vous avez une réserve.

Vous n’êtes pas obligé de vendre un investissement au mauvais moment ou de déséquilibrer votre budget.


🏡 FONCTION N°2 : PRÉPARER L’APPORT DE LA FUTURE RÉSIDENCE PRINCIPALE

Quelques années plus tard, cette épargne peut devenir :

👉 l’apport de votre résidence principale,

👉 le financement des frais d’acquisition,

👉 une réserve pour les travaux,

👉 ou simplement un élément rassurant dans votre situation financière.

Le locatif et la résidence principale ne sont alors plus deux projets qui se concurrencent nécessairement.

Ils ont été préparés ensemble.


🏦 FONCTION N°3 : REMBOURSER UNE PARTIE DU CRÉDIT LOCATIF SI NÉCESSAIRE

C’est une possibilité particulièrement intéressante à anticiper.

Imaginons qu’au moment d’acheter votre résidence principale, le crédit de votre investissement locatif réduise trop fortement votre capacité d’emprunt.

Vous avez constitué parallèlement une réserve financière.

Une solution peut alors être étudiée :

👉 utiliser une partie de cette épargne pour effectuer un remboursement anticipé partiel du crédit locatif,

voire, dans certaines situations :

👉 le rembourser totalement.

L’objectif ?

Réduire le capital restant dû et, selon les modalités retenues avec la banque, éventuellement réduire la mensualité ou supprimer le crédit.

Cela peut modifier favorablement la situation financière présentée pour le financement de la future résidence principale.

⚠️ Mais attention : ce n’est pas automatique.

Le contrat de prêt peut prévoir des conditions et éventuellement des indemnités de remboursement anticipé.

Et surtout, la banque réétudiera l’ensemble du dossier au moment du nouveau financement.


💡 ON COMMENCE ALORS À RAISONNER DIFFÉREMMENT

Au lieu de dire :

« J’achète un appartement locatif et on verra plus tard pour ma maison. »

on peut construire dès aujourd’hui un scénario sur plusieurs années.

Par exemple :

À 30 ans

🏢 Achat d’un investissement locatif

💰 maintien d’une épargne mensuelle disponible

De 30 à 35 ans

🏠 le crédit locatif se rembourse progressivement,

💰 la réserve financière se constitue,

📈 les revenus professionnels peuvent évoluer,

🏦 la situation d’endettement évolue également.

À 35 ans

Projet de résidence principale.

On refait alors les calculs.

Et plusieurs solutions sont possibles :

SCÉNARIO A

Conserver intégralement l’investissement locatif et utiliser la réserve comme apport pour la résidence principale.

SCÉNARIO B

Conserver le locatif mais utiliser une partie de la réserve pour réduire son crédit.

SCÉNARIO C

Rembourser totalement le crédit locatif si les chiffres montrent que c’est pertinent.

SCÉNARIO D

Dans certaines situations, vendre le bien locatif pour réallouer le capital au nouveau projet.


📊 MAIS ATTENTION AU CHOIX DU PLACEMENT POUR CETTE RÉSERVE

Si votre résidence principale est prévue dans 3 ou 4 ans, cette épargne n’a pas le même horizon qu’une épargne destinée à votre retraite dans 30 ans.

Il faut donc adapter :

👉 le niveau de risque,

👉 la disponibilité,

👉 la durée,

👉 et les supports utilisés.

Une somme dont on sait qu’on pourrait avoir besoin pour acheter sa maison dans quelques années ne devrait pas être gérée comme un capital dont on n’aura pas besoin pendant 20 ans.

C’est encore une question d’anticipation.


🧮 LE VRAI TRAVAIL CONSISTE DONC À FAIRE PLUSIEURS SIMULATIONS

SCÉNARIO 1 :

🏡 résidence principale immédiatement.

Que me restera-t-il comme capacité d’épargne et d’investissement ?


SCÉNARIO 2 :

🏢 investissement locatif immédiatement.

Quelle sera ma situation lorsque je voudrai acheter ma résidence principale ?


SCÉNARIO 3 :

🏢 investissement locatif

💰 constitution simultanée d’une réserve financière.

Quelle réserve pourrais-je avoir dans 3, 5 ou 7 ans ?


SCÉNARIO 4 :

🏢 locatif + réserve financière

puis

🏦 remboursement anticipé partiel du crédit avant l’achat de la résidence principale.

Que devient alors ma capacité de financement ?


🛡️ ET POUR CHAQUE SCÉNARIO, JE VEUX UNE MARGE DE SÉCURITÉ

Parce qu’un prévisionnel dans lequel tout se déroule parfaitement pendant 10 ans n’est pas suffisant.

Je veux aussi savoir ce qui se passe si :

❌ le bien reste vide plusieurs mois,

❌ il faut réaliser 10 000 € de travaux,

❌ les taux immobiliers augmentent,

❌ les revenus évoluent moins vite que prévu,

❌ un enfant arrive,

❌ les dépenses du ménage augmentent,

❌ le projet de résidence principale arrive deux ans plus tôt que prévu.

Une bonne stratégie patrimoniale doit pouvoir absorber une partie des imprévus.


🏠 ALORS, RÉSIDENCE PRINCIPALE OU LOCATIF ?

La réponse dépend de votre situation.

🏡 La résidence principale peut être prioritaire si :

✔️ vous savez où vous souhaitez vivre durablement,

✔️ votre projet familial est relativement défini,

✔️ vous avez trouvé un bien cohérent avec vos besoins futurs,

✔️ et l’opération vous laisse suffisamment de marge financière.

🏢 Le locatif peut être étudié en premier si :

✔️ vous souhaitez conserver votre mobilité,

✔️ votre future résidence principale n’est pas encore définie,

✔️ l’opération locative est réellement intéressante,

✔️ et vous avez anticipé son impact sur votre futur financement.

🏢 + 💰 + 🏡 Et parfois, on peut préparer les deux.

Un investissement locatif aujourd’hui.

Une réserve financière qui grossit parallèlement.

Puis une résidence principale demain.


🎯 C’EST LÀ QUE LE CONSEIL PATRIMONIAL PREND TOUT SON SENS

Le travail ne consiste pas seulement à trouver un investissement.

Il consiste à se demander :

« Qu’est-ce que cette décision va me permettre — ou m’empêcher — de faire ensuite ? »

Puis à construire plusieurs hypothèses.

À les chiffrer.

À tester les mauvaises hypothèses.

Et à y ajouter une marge de sécurité.

Parce qu’à 30 ans, on ne construit pas seulement son patrimoine d’aujourd’hui.

On doit essayer de préserver les choix que l’on voudra pouvoir faire à 35, 40 ou 50 ans.

💬 Et vous : à 30 ans, auriez-vous acheté votre résidence principale en premier… ou commencé par investir ?

#investissement locatif #CGP78 #Conseil patrimonial